Diminuer l’impact des poids lourds

Suite à l’élaboration d’un diagnostic et d’une stratégie sur la mobilité (voir Mobilité et déplacements - Les enjeux), le Bassin d’Aurillac, le Carladès et la Châtaigneraie souhaitent planifier une mobilité plus vertueuse en termes d’énergie et de climat.
Dans ce cadre, toutes les propositions seront étudiées.

Alors, selon vous, comment diminuer l’impact des poids lourds sur le territoire ?

Propositions du Club Climat issues de l’atelier du 4 février :

  • Relancer le ferroutage
  • Revenir le plus possible à une économie de proximité
  • Consommer local
  • Mettre en place le fret ferroviaire
  • Arrêter le tout camion
  • Interdire les livraisons par camion / semi-remorques en ville

Le compte-rendu complet est ici : Comptes-rendus Ateliers Club Climat

Ferroutage, ou transport de marchandises par rail? Ce n’est pas équivalent.
Il y a bien plus de dix ans, la Région a réfléchi (ou fait semblant de réfléchir) sur l’opportunité de créer un OFP (Opérateur Ferroviaire de Proximité), qui aurait été, comme partout ailleurs, indépendante de la SNCF, qui est totalement inefficace en matière de transport courte distance (moins de 200 km). Il y avait à la réunion de Clermont-Ferrand plusieurs transporteurs routiers très intéressés, ainsi que des industriels qui étaient demandeurs. On n’en parle plus. De toute façon, la CGT était contre: parce que ces opérateurs privés auraient concurrencé le service public (que la SNCF ne veut pas assurer!!!). Donc si la CABA a un rôle à jouer en la matière, ce ne peut être qu’en harcelant la Région. Mais en se fédérant avec les autres communautés d’agglomérations et les conseils départementaux. Toute seule, elle n’a pas le poids suffisant.
Et tout le discours sur le tout-camion qu’il faut arrêter ne peut être suivi d’effet que si le fret revient sur le rail. C’est une condition sine qua non.
L’autre condition est bien sûr la relocalisation de l’économie. Mais la CABA maîtrise-t-elle quelque levier que ce soit, en cette matière? Les supermarchés s’approvisionnent au moins cher (souvent très loin), les tuyaux du réseau chaleur-bois viennent de Pologne, et le président du conseil départemental refuse de servir des repas végétariens dans les cantines parce que le Cantal est un département d’élevage, mais les cantines achètent de la viande d’importation, évidemment.
Donc, sur ce point précis de la diminution de l’impact des poids lourds, les propositions du public ne peuvent pas sortir des vœux ieux.

« Vœux Pieux », évidemment!

Pourquoi certains agriculteurs cantaliens continuent d’envoyer leurs troupeaux se faire engraisser en Italie plutôt que de les conserver sur le territoire ? je pense que pour trouver des solutions, il faut que tout le monde cesse de mentir et remette en question ces pratiques.

L’agriculteur cantalien envoie ses veaux à l’extérieur parce qu’il ne peut pas les engraisser sur place. Ensuite… il essaie de vendre au plus offrant, et que les veaux aillent dans le Lot, le Charolais ou l’Italie n’est plus son problème. On ne peut pas lui en vouloir! Changer le système exigerait une totale remise à plat (des pratiques, des prix, des subventions, etc.), que personne n’a le courage de démarrer et qui, de toutes façons, remettrait tellement d’habitudes en question que le risque serait grand que ça se passe mal. On continuera donc d’atermoyer, jusqu’à ce que le système s’effondre. Le résultat sera alors bien pire que si l’on avait pris les devants.