Diminuer la consommation d’énergie des transports et engins agricoles

Suite à l’élaboration d’un diagnostic et d’une stratégie sur l’agriculture et la forêt (voir Agriculture et forêt - Les enjeux), le Bassin d’Aurillac, le Carladès et la Châtaigneraie souhaitent planifier une agriculture et une forêt moins vulnérables face aux dérèglements climatiques et plus vertueuses en termes d’énergie et de gaz à effet de serre.
Dans ce cadre, toutes les propositions seront étudiées.

Alors, selon vous, comment diminuer la consommation d’énergie des transports et engins agricoles ?

Propositions du Club Climat issues de l’atelier du 4 février :

  • Encourager la permaculture
  • Favoriser le travail des animaux (retour à la traction animale)
  • Faire rouler les tracteurs avec des biocarburants
  • Encourager la mutualisation des engins et opérations (ex : récolte des fourrages) et CUMA

Le compte-rendu complet est ici : Comptes-rendus Ateliers Club Climat

Le retour au travail animal peut être une solution pour le maraîchage (on peut trouver de nombreux exemples réussis), mais pour de grandes surfaces, il paraît difficile de renoncer à la machine. Mais la fin du pétrole est pour bientôt. C’est là que les biocarburants peuvent être pertinents. Autant ils sont une illusion pour le transport, vu le coût énergétique de leur fabrication et de leur propre transport, autant ils peuvent être envisagés pour l’agriculture. À une condition: être utilisés sous forme d’huile brute produite sur la ferme. On évite ainsi les frais de transport, et le gaspillage considérable d’énergie nécessaire à la transformation des huiles en diester (énergie dépensée dans le transport de l’alcool et de l’huile vers les centres de production, puis en distribution). De même que, au temps du cheval de labour, une part de la surface agricole était consacrée à la nourriture des animaux de trait, une part peut être, de nos jours, consacrée au tournesol ou au colza pour produire de l’huile (la presse étant mutualisée entre plusieurs exploitations). Ceci nécessite, bien sûr, que les moteurs soient équipés de kits de carburation puisqu’ils ne peuvent utiliser l’huile brute que s’ils sont chauds. Avantage du tracteur sur le cheval ou le bœuf: il ne mange que lorsqu’il travaille.

Quand on évoque les changements de pratiques agricoles, on entend souvent parler du maraîchage. Il ne faut pas, dans le Cantal, en attendre de miracle. Le marché local est restreint. Et compte tenu des conditions naturelles (durée limitée de la saison végétative), on voit mal les productions cantaliennes pouvoir concurrencer, sur les marchés de Toulouse ou Clermont, les productions des régions de plaine, plus favorisées et plus proches.
Bien sûr, en cas de climat devenu torride, le Cantal aurait peut-être une carte à jouer, du fait de l’altitude qui deviendrait alors un facteur favorable. Mais que deviendrait alors le régime des précipitations?
Tout cela ne signifie pas que le développement maraîchage doive être freiné actuellement.

Produire local va diminuer les déplacements pour l’acheminement des marchandises alimentaires, la production locale doit être aussi sensible à l’utilisation d’engins moins polluants, pour le maraîchage l’utilisation de la traction animale est un bon compromis et surtout un bien pour l’air…