Favoriser un changement des pratiques et des mutations de modèles agricoles

Suite à l’élaboration d’un diagnostic et d’une stratégie sur l’agriculture et la forêt (voir Agriculture et forêt - Les enjeux), le Bassin d’Aurillac, le Carladès et la Châtaigneraie souhaitent planifier une agriculture et une forêt moins vulnérables face aux dérèglements climatiques et plus vertueuses en termes d’énergie et de gaz à effet de serre.
Dans ce cadre, toutes les propositions seront étudiées.

Alors, selon vous, comment favoriser un changement des pratiques et des mutations de modèles agricoles ?

Propositions du Club Climat issues de l’atelier du 4 février :

  • Cultiver des légumes et céréales de plein champ

  • Permettre l’installation de nouveaux systèmes d’exploitation en polyculture

  • Développer le maraichage ; fruits et plantes aromatiques (lavande)

  • Interdire les élevages en batterie

  • Diminuer les surfaces de maïs destinés à l’alimentation animale

  • Autoproduire la nourriture animale

  • Diminuer le nombre de têtes à l’hectare

  • Développer l’agriculture Bio

  • Interdire les pesticides chimiques de synthèse

  • Favoriser l’agriculture paysanne

  • Sortir du pouvoir FNSEA

  • Diversifier les sources de revenus des paysans

Le compte-rendu complet est ici : Comptes-rendus Ateliers Club Climat

Dans la mesure où le maïs nécessite un arrosage, il ne faut plus en cultiver et trouver des substitutions (sorgho…). L’autoproduction de la nourriture animale est essentielle, sous peine de se retrouver en situation d’élevage hors-sol (en partie). Il est alors évident qu’on aboutit à une diminution du nombre de bêtes à l’hectare. Ce qui, dans le système actuel, signifie la ruine. D’où la nécessité de tout « remettre à plat » (y compris le prix payé aux produits agricoles, mais il faudrait alors réussir à déterminer quelle est la vraie valeur de ces produits, ce qui est quasi-impossible compte tenu de toutes les externalisations des coûts de l’agriculture: subventions multiples, aides diverses, dégâts à l’environnement, etc., toutes charges payées par l’impôt et qui reviennent, en fait, à un coût caché qu’il faudrait ajouter au prix apparemment très faible de notre nourriture). Est-on encore là dans le domaine de compétence de la CABA? Sûrement pas, mais c’est quand même du niveau local que doit partir la réflexion.
Les céréales de plein champ??? Je ne vois pas bien de quoi il s’agit.

zorbulgue

1m

Quand on évoque les changements de pratiques agricoles, on entend souvent parler du maraîchage. Il ne faut pas, dans le Cantal, en attendre de miracle. Le marché local est restreint. Et compte tenu des conditions naturelles (durée limitée de la saison végétative), on voit mal les productions cantaliennes pouvoir concurrencer, sur les marchés de Toulouse ou Clermont, les productions des régions de plaine, plus favorisées et plus proches.
Bien sûr, en cas de climat devenu torride, le Cantal aurait peut-être une carte à jouer, du fait de l’altitude qui deviendrait alors un facteur favorable. Mais que deviendrait alors le régime des précipitations?
Tout cela ne signifie pas que le développement maraîchage doive être freiné actuellement.