Favoriser une consommation locale et responsable

Suite à l’élaboration d’un diagnostic et d’une stratégie sur l’économie locale et la consommation (voir Economie locale & Consommation - Les enjeux), le Bassin d’Aurillac, le Carladès et la Châtaigneraie souhaitent planifier une économie locale et des consommations plus vertueuses en termes d’énergie et de climat.
Dans ce cadre, toutes les propositions seront étudiées.

Alors, selon vous, comment favoriser des consommations locales et responsables ?

Propositions du Club Climat issues de l’atelier du 4 février :

  • Arrêter l’extension des grandes surfaces
  • Instaurer des comités de citoyens dans chaque commune
  • Favoriser l’installation de producteurs bio / maraichage
  • Favoriser le développement des jardins ouvriers
  • Apporter de la poésie dans les modes de vie

Le compte-rendu complet est ici : Comptes-rendus Ateliers Club Climat

Arrêter l’extension des grandes surfaces? C’est trop tard. Elles sont là et on ne voit pas comment il pourrait s’en installer d’autres. Il ne nous reste plus que le pouvoir de ne pas y aller. Malheureusement, la population n’utilise pas ce pouvoir immense. Mais où trouver des boulons de 8 ou des vis à bois ailleurs que dans une grande surface aujourd’hui? À part la quincaillerie d’Arpajon. Et celle de Montsalvy aussi, mais alors bonjour l’économie de proximité!

Une taxation graduelle sur la surface commercial pourrait obliger les grandes surfaces à augmenter leur tarif pour réduire l’écart des avantages comparatifs. Sinon une autre taxation originale en fonction du rapport nombre d’employés/Chiffre d’affaire permettrait d’encourager les embauches dans les grandes surfaces et réduire l’écart de compétitivité avec les petits commerçants.
Cette taxe graduelle pourrait alimenter une caisse de revenu universelle dédiée au petit commerce. Exemple d’un bourg dépourvu de boulangerie, d’épicerie… Un revenu universel sans limite de temps pourrait être versé aux commerçants qui tentent de survivre et à ceux qui souhaitent s’installer.
Cette enveloppe pourrait être distribuée par décision du comité de citoyen tiré au sort au niveau de la commune.
Les artisans, commerçants, paysans sont des gens passionnés et maintiennent souvent leur activité malgré un revenu très modeste…voire plus que modeste. Un complément de 200 à 500€ mensuel permettrait de maintenir la flamme de la motivation et déclencher celle de l’installation.
A méditer!

Une autre piste, que je n’ai trouvée dans aucun document, et qui pourrait (aurait pu!) diminuer le gâchis de surfaces aurait été de rendre obligatoire, au delà d’une certaine surface commerciale, de construire en hauteur (id. pour les parkings). Cela augmenterait évidemment considérablement le prix des bâtiments, tant mieux, car ça ramènerait un peu de parité entre les investissements des supermarchés et ceux des commerces de centre ville qui sont, eux, handicapés par le prix du foncier et/ou celui des locations commerciales, et donc soumis de fait à une concurrence déloyale.

je suis effaré de voir dans nos supermarchés des tomates et des concombres en hiver. ou va t-on ? ne peut pas t-on interdire ce genre de pratiques démesurées ?
Ou sont les légumes locaux, pour ma part j’en ai dans le jardin et cela me suffit pour me nourrir…
Quant on veut, on peut !
mais faut il vouloir et sortir de son confort…

Ne peut-on pas interdire? Ben non, on ne peut pas. La seule solution est d’informer le consommateur pour qu’il se détourne des légumes ou fruits hors-saison!

Ça, on PEUT le faire.

Reste à déterminer qui sera ce « ON »!