Limiter l’artificialisation des terres agricoles et naturelles

Suite à l’élaboration d’un diagnostic et d’une stratégie sur l’agriculture et la forêt (voir Agriculture et forêt - Les enjeux), le Bassin d’Aurillac, le Carladès et la Châtaigneraie souhaitent planifier une agriculture et une forêt moins vulnérables face aux dérèglements climatiques et plus vertueuses en termes d’énergie et de gaz à effet de serre.
Dans ce cadre, toutes les propositions seront étudiées.

Alors, selon vous, comment limiter l’artificialisation des terres agricoles et naturelles ?

Propositions du Club Climat issues de l’atelier du 4 février :

  • Stopper les extensions de bourgs – ZA en modifiant les documents d’urbanisme
  • Sanctuariser les zones humides
  • Moratoire sur les autorisations de construction de grandes surfaces
  • Réduire l’emprise du bâti agricole
  • Limiter les parcs photovoltaïques au sol

Le compte-rendu complet est ici : Comptes-rendus Ateliers Club Climat

Pour limiter l’artificialisation des sols, il faut arrêter complètement le laisser-aller urbanistique qui règne depuis presque un siècle et s’est aggravé depuis les années 70. Il n’est pas normal que quelqu’un travaillant à Aurillac obtienne un permis de construire à Lafeuillade, Prunet, Saint-Mamet ou même Laroquevieille. Les PLU sont beaucoup trop permissifs, et pour tout dire, pas sérieux, ce qui témoigne d’une véritable inconscience des décideurs en matière de moyens pour lutter contre le réchauffement (il n’y a pas que l’artificialisation des sols qui est en cause, il y a aussi la multiplication et la longueur des déplacements, générateurs de GES et de pollution atmosphérique).
Par ailleurs, il serait bon d’encourager la restauration des maisons des centres de villages. Le spectacle qu’on voit presque partout est celui de centres en voie de délabrement entourés d’alignements de pavillons sur toutes les routes sortant des villages.
Les parcs photovoltaïques sont une honte. On ne devrait pas sacrifier de terres agricoles alors qu’on a en ville des surfaces énormes de toits commerciaux et industriels qui ne sont pas utilisés. Mais la tentation de « vendre les bijoux de famille » sera toujours plus forte chez les agriculteurs si l’investissement en agriculture est toujours aussi mal récompensé!

Je partage l’analyse:
Peut-être qu’une taxe foncière moins forte en centre bourg pourrait changer la donne (éviter les pavillons périphériques)?
De même quant on imagine le probable - je dis bien probable car il est très facile de noter une copie - futur désert commercial du centre bourg de Vic Sur cère (nouveau centre commercial avec vaste parking en périphérie + cubes métalliques commerciaux sur terrain agricole artificialisé + projet de réduire la place de la voiture en centre bourg) ceci doit servir d’exemple pour ne plus que cela se reproduise. Vic sur cère était un joli village mais aujourd’hui en vue aérienne le paysage est dénaturé. Si les commerçants désertent le bourg - a priori ça bouge déjà - les habitants du centre bourg prendrons bientôt leur voiture pour faire leurs courses en périphérie (à l’encontre des objectifs plan climat!!!). Il faudra peut-être anticiper un revenu universel des commençants de centre bourg si l’hémorragie se confirme et peut-être appliquer une taxe sur les commerces périphériques. A méditer!

Discuter de l’impact des taxes foncières au moment où la fiscalité locale est en train d’être bouleversée est presque impossible actuellement. En tout cas, l’exemple de Vic-sur-Cère est une des nombreuses caricatures d’urbanisme qu’on peut voir dans le Cantal. De Salvanhac à l’extrémité de la nouvelle zone de Comblat, on a 3,6 km. Ce qui est la distance, à Aurillac, du boulevard du Pavatou à plus loin que le rond-point de l’Europe. Et tout ça pour… 1828 habitants en 2017 (population en baisse depuis 1982)!
Il ne reste plus que deux kilomètres pour faire la jonction avec les dernières maisons de Polminhac. On parie qu’ils la feront?