Valoriser la biomasse vers des filières locales d’énergie ou de biomatériaux

Suite à l’élaboration d’un diagnostic et d’une stratégie sur l’agriculture et la forêt (voir Agriculture et forêt - Les enjeux), le Bassin d’Aurillac, le Carladès et la Châtaigneraie souhaitent planifier une agriculture et une forêt moins vulnérables face aux dérèglements climatiques et plus vertueuses en termes d’énergie et de gaz à effet de serre.
Dans ce cadre, toutes les propositions seront étudiées.

Alors, selon vous, comment valoriser la biomasse vers des filières locales d’énergie ou de biomatériaux ?

Propositions du Club Climat issues de l’atelier du 4 février :

  • Préserver et restaurer le bocage

  • Valoriser les filières bois-énergie

  • Alimenter les réseaux de chaleur avec du bois énergie local (SCIC bois-énergie)

  • Trouver des modèles économiques de petite méthanisation viable économiquement

  • Anticiper que si les systèmes d’exploitation évoluent, il y aura beaucoup moins d’effluents (lisier et fumier) bovin

Le compte-rendu complet est ici : Comptes-rendus Ateliers Club Climat

Restaurer le bocage est primordial. Actuellement, on continue à couper les haies, qui sont un refuge pour les oiseaux (nécessaires à l’agriculture), constituent des brise-vent efficaces et freinent le ruissellement (sans parler de l’aspect visuel). Actuellement, le bois de chauffage provenant des haies n’est pas remplacé.
Les filières bois-énergie, n’en attendons pas de miracle: la ressource est faible, par rapport aux besoins énergétiques.
La question des effluents de l’élevage est cruciale. L’excès d’effluents vient d’une part des élevages hors-sol, auxquels des autorisations sont accordées abusivement, d’autre part de bien des fermes qui sont, même si cela n’est pas évident, en situation d’élevages en partie hors-sol: tous les compléments alimentaires livrés par semi-remorques en tourteaux variés ou granulés nutritifs proviennent de l’extérieur et augmentent de façon abusive la charge en bétail/ha.